Prostate

Rappels anatomiques et physiologiques sur la prostate

C’est une glande de l’appareil génital de l’homme en étroite relation avec l’appareil urinaire.

Elle est située juste sous la vessie et entoure l’urètre (conduit apportant l’urine de la vessie jusqu’à l’extérieur).

Elle a des rapports très proches avec les sphincters urinaires permettant la continence et les bandelettes vasculo-nerveuses qui permettent l’érection.

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Vue sagittale du pelvis chez l’homme. Rapports de la prostate avec les organes de voisinage

 

 

2 réservoirs sont appendus à sa base et situés en arrière de la vessie : les vésicules séminales qui contiennent le liquide séminal composant majoritaire de l’éjaculat.

En effet, les sécrétions de la prostate et des vésicules séminales constituent 99 % du volume de l’éjaculation.

La prostate sécrète différentes enzymes dont le PSA.

Cette glande peut, avec l’âge, augmenter de taille au dépend de sa partie centrale : c’est l’adénome ou hypertrophie bénigne de prostate (HBP) qui entraîne des symptômes urinaires.

La fréquence de cette augmentation de taille augmente avec l’âge : elle peut débuter dès 30 ans (5%) et touche la moitié des hommes à 60 ans.

Elle peut s’infecter : c’est la prostatite aigüe. Cette infection est le plus souvent due à un germe sexuellement transmissible en conséquence d’une activité sexuelle chez l’homme jeune alors que les troubles urinaires liés à l’HBP en sont le plus souvent responsables après 50 ans ; on rencontre alors le plus souvent un germe d’origine digestive. Une infection peut également survenir après un examen ou une intervention par les voies urinaires. C’est la raison pour laquelle il est impératif de réaliser au préalable une analyse d’urine qui doit être stérile ou traitée par un antibiotique adapté avant ces gestes.

Enfin, la zone périphérique de la glande peut être à l’origine d’une prolifération tumorale : c’est le cancer de prostate.

Le risque augmente après 50 ans, raison pour laquelle l’AFU propose un dépistage du cancer de prostate annuel de 50 à 75 ans. Ce dépistage est d’autant plus important que par sa localisation périphérique (à distance de l’urètre), la tumeur est le plus souvent totalement asymptomatique. Des symptômes urinaires associés sont généralement le fait d’un adénome associé ou d’une maladie cancéreuse évoluée.